Rodez. Serieys. « Censi est le député du mépris »

Article de La Dépêche du Midi du 4 juin 2012

Guilhem Serieys est le candidat du Front de gauche aux prochaines élections législatives des 9 et 17 juin sur la première circonscription. Son but : déboulonner le député sortant Yves Censi.

Guilhem Serieys, depuis le début de la campagne des législatives, vous ne ménagez pas Yves Censi ?

C’est normal. Cet homme a voté pendant cinq ans toutes les lois qui ont dégradé les conditions de vie et fragilisé notre territoire. La moindre des choses serait qu’au moment de la campagne, il accepte de dresser le bilan de son action et d’en débattre avec un de ses adversaires.

Vous avez parfois eu des mots très durs à son encontre.

Mais je ne me trompe pas d’adversaire. Yves Censi se comporte aujourd’hui comme un arnaqueur professionnel. C’est le député du mépris. Et puis, l’enjeu est clair, il faut le battre en rassemblant la gauche au second tour. En ce qui me concerne, je me bats pour passer en tête au premier tour.

La gauche apparaît dispersée. Pensez-vous que ce soit la solution pour gagner ?

La gauche ne peut pas gagner au second tour en rasant les murs centristes. Au contraire, pour rassembler plus de 50 % des électeurs, il faut faire vivre la différence avec la droite pour créer une dynamique. Et pour cela, je suis le mieux placé.

N’est-ce pas justement un discours qui divise la gauche dès le premier tour ?

On ne pourra pas se passer pour gagner des voix de Monique Bultel-Herment et de celles de Stéphane Mazars. Je n’ai pas envie de créer de polémique. Moi, je suis dans le registre de l’argumentation. Stéphane Mazars et Monique Bultel-Herment jouent à qui est le plus modéré et à qui est le soutien le plus inconditionnel de François Hollande. Or, ce n’est pas l’enjeu de ces législatives. Et ce n’est certainement pas comme ça que l’on gagnera.

Vous n’avez tout de même pas l’impression de faire le jeu de Censi indirectement ?

Le premier tour doit permettre aux électeurs de choisir un projet. La division se situe entre le Parti radical de gauche (PRG) et le parti socialiste (PS) qui prennent deux candidats pour un même programme.

Que pensez-vous de la campagne de Monique Bultel-Herment ?

Elle mène une campagne pour le moins étonnante. Elle évite soigneusement la confrontation des propositions et des idées que ce soit avec moi ou Censi. Elle met principalement en avant le soutien de François Hollande mais que je sache, les élections législatives ne sont pas une élection au Fan-Club du nouveau président.

Pour finir, quelles sont les raisons qui doivent inciter les gens à voter pour vous ?

Je représente le vote le plus efficace face à Yves Censi. Voter utile, c’est voter pour un député qui se battra pour défendre les conditions de vie des Aveyronnais et la ruralité. Je suis le seul candidat opposé aux politiques d’austérité à proposer de me battre pour l’augmentation du pouvoir d’achat, la hausse du SMIC et des petites retraites et le rétablissement de la retraite à 60 ans à taux plein. Je m’engage aussi si je suis élu à financer à 100 % par l’État le grand contournement de Rodez et à en fluidifier la rocade. C’est le rôle de l’État.

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Militant au Parti de Gauche

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