Anciens combattants : réponses aux adhérents de la FNACA Aveyron

Aux adhérents de la FNACA Aveyron

Réponses de Guilhem SERIEYS,
candidats du Front de Gauche à l’élection législative

Vous m’avez sollicité pour connaître mes positions concernant les demandes formulées par votre comité départemental de la Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie.

Le 19 mars 2012, nous avons commémoré les 50 ans des accords d’Evian, signifiant la fin de la guerre d’Algérie. La commémoration, c’est le fait de se souvenir ensemble. Il s’agit, et ce quelque soit le point de vue que l’on a sur ce conflit, de se souvenir que lors de ce conflit des hommes ont été touchés, blessés et meurtris dans leurs chairs. Il s’agit de faire que les Français rendent hommage, disent merci et pardon à ces hommes, à leurs proches et leurs compagnons d’armes.

Les anciens combattants demandent avec raison qu’on se souvienne, et qu’on leur témoigne gratitude et respect pour s’être battus pour la France. Notre pays s’est constitué au fil de son histoire par des épisodes marquants, dont certains sont ancrés dans la mémoire collective de la nation. C’est sa richesse et sa diversité qui font que la France est ce qu’elle est.

Pourtant, c’est d’un trait de plume que certains voudraient rayer ces dates marquantes, ces souvenirs collectifs, ces symboles nationaux. Eliminer certaines dates commémoratives telles que le 19 mars pour les regrouper dans un 11-novembre informe, ou les déplacer dans un 5-décembre indigne nuit à la compréhension par les générations futures de ce qui est notre histoire et est une forme d’irrespect total pour les anciens combattants d’Algérie, du Maroc ou de Tunisie.

L’offensive de certains contre la commémoration du 19 mars n’est pas nouvelle ; elle prend chaque année un peu plus d’ampleur. Je veux me ranger résolument aux côtés de la FNACA  pour défendre cette date.

Bien sûr, la date n’est jamais qu’un symbole. Mais qui peut contester le poids des symboles dans la construction d’une identité nationale ? C’est aussi le symbole de la façon dont sont traités plus concrètement nos Anciens Combattants : l’allocation de Solidarité est toujours sous le seuil de pauvreté ; l’engagement du Président Sarkozy visant à augmenter l’indice du plafond de la rente mutualiste n’est toujours pas réalisé ; l’obtention de la carte du Combattant pour les soldats envoyés après le 19 mars en Algérie est toujours refusée, et j’en passe… Vous connaissez mieux que moi les revendications de la FNACA, dont certaines ont pourtant été récemment adoptées par le Sénat. Tout n’est donc pas que symbole.

Je sais que vous continuerez ce combat, sans relâche, encore et toujours. Vous savez que j’y suis à vos côtés.

Recevez mes plus respectueuses salutations républicaines,
Guilhem SERIEYS

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Militant au Parti de Gauche

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