Rodez. Guilhem Serieys entre en campagne

Article de La Dépêche du Midi du 4 février 2012

« Un drame social et territorial, dans un bassin d’emploi comme Toulouse cela équivaudrait à la disparition de 1 000 emplois ». Guilhem Serieys, accompagné de Ghislaine Cerles évoque la tragédie de Valaubrac et Amarilis en préambule d’une conférence de presse pour rappeler sa candidature aux élections législatives de juin 2012. « Les élus locaux n’ont pas les moyens législatifs pour protéger les entreprises ; c’est la responsabilité des députés qui ont supprimé l’ensemble des articles de protection pour donner le pouvoir à la concurrence. » Le candidat propose donc de « réarmer la puissance publique » à travers des pôles publics financiers et industriels pour soutenir les artisans, les PME et « relocaliser l’industrie ».

Il s’en prend, ensuite, au chef de l’État et ses « graves mesures antisociales » comme la hausse de la TVA et la « fin du droit du travail » avec les accords d’entreprise qui vont mettre à mal le SMIC et les 35 heures.

Pour le Front de gauche, la priorité est donc l’amélioration des conditions de vie : « La première dépense de l’État ce ne devrait pas être le remboursement de la dette, on sortira de la crise en répondant à l’urgence sociale et en partageant les richesses. » Il propose une augmentation des salaires et des pensions, un SMIC à 1 700 euros brut, le retour à la retraite à 60 ans et à taux plein pour tous, sans oublier une taxe à 100 % sur les revenus annuels de plus de 360 000 euros.

Pour finir, Guilhem Serieyes dénonce la banalisation du Front national : « un FN haut dans les sondages et rien ne change, c’est le principal argument du vote utile pour le PS comme pour l’UMP ». Un FN dont le programme est « une attaque en règle contre nos acquis, c’est du Sarkozy en pire ».

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Militant au Parti de Gauche

Parti de gauche