Rodez. En solidarité avec le peuple grec

Le froid et les vacances n’ont pas empêché une soixantaine de citoyens de se réunir hier soir devant la préfecture pour un rassemblement de solidarité avec la Grèce. Parmi les manifestants, de nombreux représentants d’organisations progressistes : CGT, FSU, NPA, Front de gauche (rassemblant Parti de gauche et PCF), Solidaires, LDH…

Guilhem Serieys, du Front de gauche, a notamment pris la parole pour rappeler ce qu’était le quotidien social grec. « Le pays, berceau de la démocratie, en est devenu le tombeau. C’est tout un peuple qui vit une humiliation sous le joug d’un gouvernement d’une union nationale qui va de la gauche à l’extrême-droite. Le pays est soumis aux exigences d’une troïka indigne. Et ce sont 600 000 citoyens grecs qui descendent dans la rue. Nous assistons à de véritables émeutes urbaines. Les Grecs luttent pour nous tous, face à leur neuvième plan d’austérité. Le salaire moyen a baissé de 50 %, le SMIC local de 22 %. Tous les mécanismes de solidarité sont mis à mal. »

Pour Serieys, « l’ultralibéralisme est une barbarie. Le problème du pays n’est pas la dette ou une mauvaise gestion. Le problème c’est que la Grèce est contrainte d’emprunter à des taux de 18 % à des banques à qui l’on a prêté à 1 %. »

« À qui le tour, après la Grèce, le Portugal et l’Italie », s’interroge-t-il. « L’austérité est déjà une réalité en France. »

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Militant au Parti de Gauche

Parti de gauche